Certaines personnes peuvent tirer des privilèges du fait qu’elles appartiennent à un groupe social dominant. Ce pouvoir est changeant selon les contextes, tout comme notre identité.
Comme individus, nous ne sommes pas restreints à une identité unique et fixe. Elle est changeante et multiple, influencée par plusieurs éléments. Le vécu, la famille, les modèles accessibles, la vie quotidienne, les milieux que nous fréquentons, nos interactions, nos expériences personnelles, nos opinions et nos idées sont tous des facteurs qui peuvent modifier notre identité et la rendre flexible et dynamique.
Par exemple
La construction de l’identité est un processus d’autoréflexion, libre et basé sur le choix. En Ontario français, nous avons depuis longtemps appris l’importance de cheminer avec l’élève dans son affirmation identitaire et de poser des gestes concrets pour lui permettre de développer un sentiment d’appartenance à la communauté franco-ontarienne.
L’identité est
La création d’un sentiment d’appartenance à un groupe (sentir qu’on fait partie d’un groupe) s’effectue en corrélation avec le développement de son identité et d’un rapport à un espace particulier.
Par exemple
Selon L. Paiement (2007), l’identité se construit à partir d’un processus qui se déroule en trois étapes :
(Dans le document du ministère de l’Éducation de l’Ontario, « Une approche culturelle de l’enseignement pour l’appropriation de la culture dans les écoles de langue française de l’Ontario : Cadre d’orientation et d’intervention », 2009, p.66.).
Avoir de multiples identités signifie que nous pouvons passer par les trois étapes de la construction identitaire à plusieurs reprises. C’est-à-dire, nous pouvons avoir :
Lorsqu’on impose une identité à une personne, elle peut la ressentir comme étant restrictive. Par exemple, si on cible un élève dans une salle de classe et qu’on le force à parler publiquement de son identité, l’expérience peut être négative. C’est vrai même si son identité est importante et positive à ses yeux, car il n’a pas fait le choix de la révéler. (Voir Élisabeth).
Un privilège est un ensemble d’avantages accordés automatiquement à un groupe social dominant, parfois sans même que ses membres en soient conscients. Puisque leur perspective prédomine, ces personnes peuvent conclure que leurs idées, leurs valeurs et leur style de vie sont tout simplement « normaux ».
Les bénéficiaires de ces avantages ne sont pas nécessairement des personnes racistes, sexistes ou homophobes. Une personne qui a des privilèges n’est pas responsable de les avoir acquis. Mais si nous sommes conscients de nos privilèges et de notre pouvoir, nous pouvons poser des gestes pour réduire la vulnérabilité des personnes qui en ont moins.
Comme personnes occupant une position d’influence dans le milieu scolaire, les membres du personnel scolaire et les élèves peuvent poser des gestes pour réduire les répercussions du racisme, du sexisme et de l’homophobie.
Nous pouvons assumer nos responsabilités quant au statut social que nous obtenons grâce à notre identité en tentant de minimiser le déséquilibre de pouvoir et en utilisant notre pouvoir de façon positive. Nous pouvons faire beaucoup de choses pour établir graduellement des collectivités équitables et inclusives. (Voir Favoriser l’équité et Stratégies d’actions positives).
Les rouages du pouvoir, les privilèges et l’identité sont aussi complexes que notre société. Même avec les meilleures intentions, nous pouvons parfois tomber dans des pièges qui finissent par renforcer le déséquilibre de pouvoir.
Prenez quelques minutes pour noter vos réponses aux questions suivantes :